Conseil National

Conseil National – Nous avons décidé d’organiser un rassemblement national avec Fabien Roussel pour l’emploi, la formation et les salaires

Il va nous falloir travailler (dans ces initiatives) le lien entre besoins de salaires, besoins d’emploi et besoins de formation.

Compte-tenu que la journée contre les violences faites aux femmes tombe aussi le 20 novembre, je propose que nous examinions très rapidement comment nous pouvons modifier notre calendrier car ces deux initiatives (emploi et violence faite aux femmes) sont d’égale importance. Elles peuvent
même se renforcer en pointant des enjeux communs (pouvoirs, démocratie, services publics, nouvelle culture).
1- Nous avons décidé avant l’été d’organiser un rassemblement national avec Fabien Roussel le 20 (ou 21 novembre) pour l’emploi, la formation et les salaires, précédé et préparé par une semaine d’initiative pour l’emploi dans les départements, les villes, les territoires.
2- Avec ces initiatives, nous voulons mettre « le social » au cœur de la campagne présidentielle. La marquer. Certes. Mais pas n’importe quel « social », pas un social dépolitisé, ou un « social » qui s’en tient à la répartition.
3- Que voulons-nous faire dans ces initiatives ?
a- Nous voulons passer du « social » vague à la question des salaires, celle de l’emploi et du travail, tant refoulée politiquement, et celle de la formation encore trop refoulée dans nos rangs et la relier à celle d’une nouvelle production (industrie, services, services publics).
b- Nous voulons politiser ces questions en mettant en cause la politique menée et le système, à la fois sa logique profonde et ses pouvoirs au service du capital (monopole patronal d’un côté, appui par l’État de l’autre).
• La logique de notre système c’est que l’emploi vient après, de surcroît, et peut-être, car c’est la priorité au capital et à l’investissement matériel et financier.
• Mais dans le débat politique actuel, les pénuries d’emploi sont interprétées comme un simple « mismatch » (mauvais « matching », mauvaise adaptation de l’offre d’emplois à la demande) : au mieux une question technique – dépolitisée – d’adaptation des salariés au capital, au pire il faut les forcer à reprendre au plus vite n’importe quel boulot en durcissant les conditions de l’assurance chômage pour toutes et tous. IL suffit pourtant de penser aux pénuries d’emploi à l’hôpital pour voir à quel point ce n’est pas une question de « mismatch », mais bien une question politique !
• De même l’idéologie dominante prétend que l’écologie est censée créer automatiquement des emplois. Alors qu’il n’en est rien : elle peut ou elle peut ne pas. C’est une grande partie de l’enjeu :
une transformation écologique de la production et de la société ne peut se faire sans salariés formés, qualifiés, non précaires, décidant à l’entreprise et dans leur service public, etc. Qu’on pense au secteur de l’énergie et aux échecs successifs de la construction de l’EPR, qu’on pense aux immenses besoins d’inventer de nouveaux moteurs dans l’automobile ou l’aéronautique, qu’on pense à la rénovation thermique des bâtiments, impossible sans un énorme effort de formation et de création d’emploi, qu’on pense aux aides à domicile, qu’on pense au secteur de la santé qui se meurt d’un véritable effondrement décennal de la formation de tous les soignants. Mais c’est un enjeu politique. Cela ne se fera ni naturellement, ni automatiquement ! Et si cela ne se fait pas, il n’y aura pas de transition écologique, mais un capitalisme un peu verdi…
c- Nous voulons donner à voir nos propositions (conférences permanentes emploi-salaires formation et transformation productive, nationalisation des grands groupes avec des pouvoirs des salariés, pôle public bancaire et financier étendu pour un nouveau crédit, nouveaux pouvoirs des travailleurs dans les entreprises) et notre projet de société, une sécurité d’emploi ou de formation et
de revenu, pour chacune et chacun.
4- Les initiatives du 9 au 16 octobre auront des formes différentes selon les fédérations et les sections. Ici des rencontres-concertations sur les besoins d’emploi dans les services publics ou dans l’industrie, là des débats politiques, ailleurs des rassemblements visibles interpelant le Medef, pôle emploi ou des pouvoirs politiques sur l’utilisation de l’argent.

  • Il va s’agir de faire s’exprimer à la fois le vécu et des exigences sociales ou sociétales. Les exigences de santé, d’écologie, de la jeunesse, d’une nouvelle maîtrise industrielle, d’une nouvelle alimentation, etc. débouchant sur le besoin d’emploi, de formation, d’une hausse générale des salaires.
  • En ce sens, au-delà des salarié·e·s et syndicalistes, il est bon de penser à inviter dans nos initiatives des associations d’usagers (du transport, des hôpitaux, etc.), de chômeurs, de jeunes, ou écologiques, à même d’exprimer des exigences de la société pour les aider à entrer en dialogue, en
    concertation et en convergence avec les travailleurs et syndicalistes.
  • Il va nous falloir travailler (dans ces initiatives) le lien entre besoins de salaires, besoins d’emploi et besoins de formation. Dans un contexte où, j’attire votre attention, la part des profits dans la valeur ajoutée n’a jamais été aussi élevée depuis 70 ans ! C’est bien la conséquence de ce que nous dénoncions : ils font plus d’État… au service du capital et des profits !
  • Il va enfin, désigner des pouvoirs, les mettre en cause. Cela sera bien sûr différent selon la forme des initiatives. Il s’agirait de mettre en cause, à la fois le pouvoir politique (les aides et leur destination, les décisions politiques sur les services publics, l’austérité, etc.) à travers le préfet, l’État, l’ARS, ou la Région, et à la fois les directions d’entreprises ou les banques. C’est cette
    alliance Capital-État(et institutions existantes) que nous voulons mettre en question et même changer à travers des prises de pouvoir politiques et la création de nouveaux leviers financiers et institutionnels ou de pouvoirs. Il est nécessaire que tout la gauche y vienne.
    5- A la sortie de ces initiatives, nous pouvons avoir,
    • Bien sûr des suites sur le « dossier » qui a été abordé
    • Mais aussi la création d’un « comité des « Jours heureux » »
    • Un appel à se rassembler à Paris avec Fabien Roussel
    • Porter certaines de nos propositions politiques, notamment dans l’appel
    • Mettre l’accent dans l’appel sur l’exigence d’aller vers un système de Sécurité d’emploi, de formation et de revenu, qui donne un nom et une visée commune à tout un ensemble d’exigences et de revendications
    5- A la suite de l’initiative nationale, nous pourrions lancer un appel ou une pétition en 5 ou 6 points, qui peuvent déjà monter dans les initiatives d’octobre :
    • Moratoire sur les suppressions d’emploi et les fermetures de services publics
    • Création de conférences citoyennes et sociales permanentes Emploi-Salaires-Formation et transformation productive
    • Nationalisation des grandes banques privées et assurances pour créer d’un pôle public bancaire et financier pratiquant un tout autre crédit
    • Nationalisation et (ré)appropriation sociale de grands groupes industriels ou de services (notamment les services publics de réseau : Télécoms, Eau, Électricité, Transport ferroviaire, …), avec des pouvoirs des travailleurs dans ces entreprises
    • Droit nouveaux des travailleur·e·s dans les entreprises
    • Sortir de l’austérité en créant un Fonds national puis européen pour les services publics afin d’utiliser tout autrement l’argent de la BCE en faveur de l’emploi dans les services publics, en commençant par des pré-recrutements à l’hôpital et dans l’enseignement.

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