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Région Nouvelle Aquitaine: Frédéric Mellier critique une démarche qui privilégie une alliance au détriment des idées que les communistes veulent porter

A la Conférence régionale de Nouvelle Aquitaine, dans un débat qui s'orientait vers le choix d'une alliance avec le président sortant de la région, Alain Rousset, Frédéric Mellier critique une démarche qui priviligie une alliance au détriment des idées que les communistes veulent porter

A la Conférence régionale de Nouvelle Aquitaine, dans un débat qui s’orientait vers le choix d’une alliance avec le président sortant de la région, Alain Rousset. Frédéric Mellier critique une démarche qui priviligie une alliance au détriment des idées que les communistes veulent porter

Par Frédéric Mellier

La question qui nous est donc posée, est de savoir comment nous allons faire vivre une démarche au sein du conseil régional.

Je défends pour ma part qu’à partir du document que nous avons élaboré, des luttes qui peuvent et doivent grandir à l’image du train, des Verallia, nous avons besoin de nous mettre dans une position de combat.

Nous travaillons les élections comme si celles-ci étaient détachées de nos objectifs de transformation de la société, avec comme focale unique, le résultat et le nombre d’élus que nous aurons.

Cette manière de travailler nous ampute d’une part du temps d’accélération et de débats que sont les élections, un moment fort de la bataille idéologique, mais nous désarme aussi sur la manière d’appréhender nos mandats électifs.

Nous finissons par être centrés sur la gestion, sans voir que celle-ci reste marquée par la domination de classe et des marchés financiers.

Oui nous avons besoin d’élus mais qui soient en capacité d’affronter cette réalité.

Je prendrai à ce titre l’exemple des questions énergétiques.

Cela devient un leitmotiv dans les collectivités qu’il faudrait d’une part faire des économies d’énergie, d’autre part qu’il n’y aurait de bien que le renouvelable.

Ce discours qui nous est vendu comme une évidence, mérite d’être déconstruit, afin de montrer que derrière ce sont des logiques libérales au service des marchés, comme l’illustre le projet Hercule. Nous avons besoin de faire l’articulation entre les politiques nationales et celles des collectivités, pour être en situation de combattre les deux quand c’est nécessaire.

Sur la question du rassemblement je crois que nous avons un vrai débat entre nous, et les références à notre dernier congrès ne peuvent suffire à les lever.

Nous restons, il me semble, figés sur une forme de rassemblement, qui est celle des alliances avec d’autres forces politiques. C’’était vrai hier avec le Front de Gauche, c’est vrai aujourd’hui avec le PS, EELV ou la LFI.

Nous restons sur une vision imposée de l’extérieur, et que nous faisons notre, comme quoi le rassemblement serait l’addition des forces politiques, mettant souvent au second plan les contenus politiques, les visions différentes, les projets.

Construire une liste de rassemblement conduite ou initiée par les communistes, n’est en rien à mon sens en contradiction avec les objectifs que nous nous sommes fixés lors du congrès ou de la conférence régionale.

En partant de contenus, d’objectifs politiques, nous aurions pu contribuer à une forme originale du rassemblement permettant aux hommes et aux femmes qui sont en lutte de trouver un terrain d’expression politique, en dehors des organisations réformistes, dans lesquelles j’inclue la FI.

Cette démarche ne nous garantissait pas d’élu, mais elle ne nous interdisait pas non plus d’en avoir.

Sur l’aspect construction à gauche, une telle liste aurait pu élargir le champ de la gauche, ouvrant de nouvelles perspectives pour le rassemblement à gauche au second tour.

Créer de la dynamique, construire du mouvement, élaborer un processus exige de s’extraire des cadres imposés.

Je reste convaincu que le rassemblement demande des conditions, et que celles-ci ne sont pas réunies aujourd’hui.

Elles ne le sont pas parce que nous avons fait le choix de nous désarmer, en excluant la possibilité d’une liste à notre initiative.

In fine les contenus sont décevants, le nombre possible d’élus aussi.

5 comments on “Région Nouvelle Aquitaine: Frédéric Mellier critique une démarche qui privilégie une alliance au détriment des idées que les communistes veulent porter

  1. Avatar
    Stéphane Bailanger (PCF33)

    Bonjour,

    Je suis parfaitement d’accord avec cette contribution de Fred Mellier concernant la situation présente pour les régionales de la Nouvelle Aquitaine.

    Stéphane Bailanger

  2. Avatar
    boussard alain

    En quoi un rassemblement à gauche nous empêcherait d’exprimer nos idées? Y compris en faisant en sorte que le programme reprenne certaines d’entre elles. Ce qui permettrait ensuite de les mettre en œuvre .
    Qu’est qui reste de nos idées au lendemain de la campagne électorale lorsqu’on n’a pas d’élus?
    Et le soir du premier tour, si on est éliminé, on appelle à battre la droite et à voter socialiste ou vert, ce qui revient,s’ils gagnent à leur donner un feu vert pour appliquer leur programme. C’est ça aussi, l’effacement du parti.

  3. Avatar
    jeanfranoisdron

    Totalement d’accord !

  4. Avatar

    Autant je suis pour une candidature communiste à l’élection présidentielle, autant je suis pour des listes d’union de la gauche ( la gauche qui veut l’union) ,pour des élections régionales, départementales et municipales.
    En région Nouvelle Aquitaine, je voterai pour une liste d’union rassemblant toutes les composantes de la gauche qui le veut bien sur un programme discuté et qui se respecterons

  5. Avatar
    XAVIER HIRSCH

    Je comprend les motivations de mon camarade Fred Mellier, qui, dans le parti ne pourrait pas souhaiter qu’une liste de rassemblement conduite par un communiste nous menant à la victoire et surtout à l’élection de nombreux élus.
    Mais après avoir dit cela, nous devons être lucide et regarder la réalité en face, le dernier scrutin autour de la candidature de Yann Brossat malgré une campagne innovante et formidablement bien menée, n’ a pas pas donné les résultats escomptés, nos objectifs n’ont pas été atteint loin de la.
    En fait aucune des quatre propositions pour ces élections ne semble réellement satisfaisantes et conduise inévitablement à nous diviser voire a nous déchirer et le mot n’est pas trop fort.
    En fait notre parti se trouve aujourd’hui au pied du mur,
    Toutes les expériences ont été menée celle des alliances avec le front gauche ou nous avons eus énormément de mal à être visible, plus récemment celle des municipales, avec des alliances avec tel ou tel parti de gauche, mais ou nous nous sommes trouvés contraint de présenter des listes effaçant les étiquettes ét a mettre notre drapeau dans la poche avec notre mouchoir par dessus.
    En réalité le véritable problème est la difficulté à obtenir DES VOIX et cela quelque sot l’élection, bien évidemment il y a de multiples raisons à cela et notre dernier congrès a su les faire ressortir.
    Je pense que ce qui pourrait réellement nous réunir tous, c’et bien la reconquête de notre influence la il y’a un véritable combat à mener, comme nous avons su le faire à d’autre période de l’histoire.
    Il nous faut donc nous renforcer, nous investir d’avantage auprès de la population, faire vivre d’avantage nos sections, nos cellules, les rendre visible partout, dans les réseaux sociaux, sur les lieux publics, marchés écoles ect…
    En attendant quelque soit la solution retenue, quelque soit le résultat des votes de nos adhérents, il nous faudra nous conformer faute d’unanimité à l’avis de la majorité d’entre nous.
    Il en va de l’avenir de notre parti ,en tout cas pour ce qui me concerne je me rangerais à cet avis.
    Et puis après tout soyons optimiste les camarades une «REMONTADA» n’est pas impossible
    Xavier Hirsch

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