Éditos

Éditorial – Les appels à une candidature unique de la gauche pour l’élection présidentielle de 2022 se multiplient depuis des mois sous diverses formes. Ne sont-elles pas des formes de processions pour qu’il pleuve ?

Alors que la question des pouvoirs est posée

Le journal l’Humanité du mercredi 14 octobre donne la parole à Clémentine Autain au prétexte de la sortie d’un livre, mais cette interview est au final un plaidoyer pour l’appel dit « des 1000 » pour une candidature unique de la gauche à l’élection présidentielle,  appel dont elle est signataire. Elle y précise cependant qu’il faut parler du contenu avant de parler de casting.

Mais c’est un vœu pieux !

Face à une situation économique, sociale, politique extrêmement difficile, la candidature unique c’est magique. Il suffit de…

Quoi d’étonnant à ce que cet appel soit soutenu par quelques communistes porteurs au 38e congrès du texte « dit du printemps » qui prônait comme stratégie la préparation des élections en général et présidentielles et législatives de 2022, avec le concours de toutes les forces politiques antilibérales, stratégie porteuse de l’effacement du PCF

Ces appels sont voués à l’échec sur le fond. Les expériences passées avec des gouvernements de gauche, pluriels ou non, montrent qu’il ne suffit pas de gagner les institutions pour gagner le changement. Il faut qu’une telle victoire soit accompagnée d’un engagement populaire actif sur la base d’exigences précises de changements.

Le discrédit de la politique qui est résulté de ces expériences ne laisse même pas espérer de victoire électorale. Pourtant, les signataires de ces appels sont encore dans des attitudes quasi religieuses sur la possibilité d’un programme commun dont le fil conducteur est en réalité : tout sauf Macron/Lepen!

Ces appels tiennent de la procession.

Dans l’esprit de la plupart des signataires, il y l’idée de programme consensuel établi au sommet, par des états-majors, même à l’échelle locale, et occultant toutes les différences même structurantes.

Le débat sur le rassemblement efface le contenu.

Pour les communistes la question se pose de trouver l’issue politique à la crise économique et financière qui se traduit par un vide politique.

Ils ont décidé au 38e congrès de sortir du piège de l’effacement facilité par le système électoral et leurs choix stratégiques d’évitement de certaines élections, notamment nationales, sur des décennies. Ils affirment pour le futur, être présent dans toutes les élections y compris la présidentielle en créant les conditions pour présenter un·e candidat·e.

Mais comment traduire dans les faits une telle intention.

Deux attitudes sont nécessaires.

La première est de pousser le débat en portant leurs propres propositions à la connaissance des citoyens, des salariés, sur les lieux où se décident la stratégie économique et la maîtrise des mouvements financiers avec leurs conséquences sur l’emploi, les conditions de travail, de salaire de formation, la transition écologique.

Sommes-nous a la hauteur dans ce domaine?

Certes pas.

La seconde est de permettre aux salarié·e·s et aux citoyen·ne·s de s’approprier les contenus des campagnes propres des communistes sur les sujets essentiels. Cela suppose de pousser à des luttes de résistance mais aussi de conquêtes sur ces sujets.

L’exemple qui vient à l’esprit dans cette période est la question du chômage.

Débat : faut-il mettre en place le salaire universel prôné par certains pour atténuer les conséquences du chômage, faut-il que l’État embauche les chômeurs prônés par d’autres? La Sécurité Emploi et ou de Formation que nous portons n’est-elle pas une réponse durable, structurante, un véritable changement de société, une réponse articulant besoins d’emplois, de formations, d’efficacité sociale et économique des entreprises réduisant considérablement le coût du capital, besoins de renouer avec une industrie moderne respectueuse de l’environnement…

Cela pose la question des pouvoirs à l’entreprise.

Conquêtes : a) Exiger que l’argent public soit utilisé à préserver les emplois bien sûr, mais aussi et surtout, l’argent des profits, les versements aux actionnaires, l’argent des banques et surtout du crédit, en France mais jusqu’en Europe avec la BCE. Il faut tout réorienter.

b) Former massivement pour répondre aux besoins ( personnels soignants pour l’hôpital, développement d’une nouvelle industrie, appropriation de la révolution informationnelle…).

Cela doit se faire en lien avec les élus communistes en responsabilité, lien très en souffrance comme le montre la situation des villes que nous avons perdues aux dernières élections et où des divorces profonds sont apparus entre communistes.

Sommes-nous au niveau dans ces domaines ?

Certes pas.

Avec le congrès et les engagements nous avons faits des progrès.

Mais bien insuffisants.

Les obstacles sont nombreux et il faut du temps que le calendrier électoral ne donne pas.

Nos campagnes doivent donc être au-delà des échéances électorales, tout en construisant celles-ci. L’élection permet alors de mesurer où nous en sommes.

Nous sommes trop centrés sur les élections et la présidentielle pour parvenir à sortir de l’ornière. Il faut centrer nos efforts sur des actions essentielles.

Il faut analyser ce qui se dessine chez les salariés, leurs souhaits vitaux.

La crise les confrontent à la question de l’emploi. La SEF mérite d’approfondir la réflexion pour la rapprocher de l’échelon communal et pas seulement régional.

La situation dans les grandes branches et la recherche posent aussi fortement la question de l’appropriation du contenu et celle de la propriété : publique non étatique, y compris à l’échelle européenne, voire mondiale

Cette démarche ouverte des communistes n’est pas simple à mettre en œuvre, certainement beaucoup plus compliquée que de lancer des appels à candidature commune.

On m’oppose souvent que la politique à l’entreprise et envers les salariés est difficile.

La citoyenneté s’arrête en effet à la porte des entreprises et le patronat y veille avec des moyens coercitifs. Dans ce domaine, tout est affrontements.

Il faut donc être pugnace.

Fabien Roussel fait le tour d’entreprises, mais où sont les campagnes propres du PCF dans ces entreprises?

Nous risquons d’être en surface.

Je vis cette situation dans la fédération des Hauts de Seine.

La direction fédérale s’appuie sur cette difficulté pour ne pas mettre l’essentiel de ses forces dans la campagne décidée par le CN sur l’emploi et se tourne vers le racisme qu’elle ne cherche même pas à lier à l’emploi alors même que le racisme à l’embauche touche 40% des demandeurs d’emploi issus de l’immigration. Pourtant les tracts nationaux sur l’emploi partent en plus grand nombre que celui sur le racisme.

Difficile aussi, mais prometteuse, la situation dans une ville comme Suresnes proche de « la Défense » où les cadres représentent maintenant 33 % des habitants et cohabitent avec des quartiers qui restent à dominante « employés ouvriers».

Avec la présence des sièges sociaux de Dassault ( 3000 ingénieurs), de Servier, de Phillips.

Partout nous avons aussi à corriger ce qui conduit les actions de direction du PCF à couper élections et l’organisation propres de luttes ouvrant des perspectives politiques de changements au profit de simples soutiens aux actions syndicales.

Gros travail pour nous tous, d’autant que les médias nous font une belle censure. Raison de plus pour ne pas s’effacer !

7 comments on “Éditorial – Les appels à une candidature unique de la gauche pour l’élection présidentielle de 2022 se multiplient depuis des mois sous diverses formes. Ne sont-elles pas des formes de processions pour qu’il pleuve ?

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    BAiLANGER Stéphane

    A propos des « appels » et suite au texte de Jean-Louis, voici mon commentaire.

    Ces appels n’ont qu’un but : préparer les esprits à l’idée que le PCF ne doit pas présenter de candidat en 2022 et doit se ranger une fois de plus derrière Jean-Luc Mélenchon.

    Sous prétexte de rassemblement, mot magique destiné à réveiller des réflexes pavloviens (avec la sempiternelle formule de « l’ADN » du Parti communiste… comme si celui-ci, tel un animal, ne pouvait échapper à une forme de déterminisme génétique), il faut une fois de plus s’effacer. Certains communistes sincères en sont convaincus et font pression sur les autres pour les amener à ce choix, fut-ce par défaut !

    Sauf que le rassemblement, par le passé comme aujourd’hui, il se discute, il ne se décrète pas. Et celles et ceux qui flétrissent le PCF d’oser envisager une candidature communiste ne disent rien de ce que prépare en ce moment même la France insoumise : l’investiture de Mélenchon. Il avait déjà fait le coup en 2016, sans rassemblement – sauf derrière lui – et en rang serré. Que fit Clémentine Autain à ce moment, grande « unitaire » devant l’éternel ? Elle s’est rangé derrière lui et à rejoint la France insoumise (offrant le siège d’un député investi par le PCF mais qui souhaitait lui passer le flambeau au groupe de La France insoumise). Et de venir nous donner des leçons par ce que nous, communistes, pourrions vouloir autre chose que la rediffusion du feuilleton de 2017. Pauvre communistes qui parce que leur ADN ne leur laisse pas le choix doivent s’effacer continuellement. Mais si, c’est dans son ADN ! Cette formule répétée à l’envie aura l’effet d’une prophétie auto-réalisatrice comme celle d’un PCF condamné à ne faire qu’un ou 2%.

    Le rassemblement pour ajourner le projet communiste sous prétexte que nos partenaires n’en veulent pas et se contenter de « dégager Macron » (comme si la bourgeoisie n’avait pas des Macron en réserve) et de « rassembler la gauche  » (y compris la gauche atlantiste, maastrichienne, populiste, réformiste macron-compatible ou écolobobos). La gauche vous dis-je ? Allez rejouons le feuilleton de 2016-2017. Le trio infernal : Macron, Mélenchon, Le Pen et un représentant de la vielle droite lui aussi interchangeable. Le chef d’orchestre reste inconnu mais dans le rôle du souffleur, Pierre Laurent pourrait nous refaire le coup du « soutien mais dans une campagne autonome » (soutien gratuit, sans contre-partie, sans le moindre accord puis ensuite opération lamentable visant à quémander à celui qu’on a soutenu malgré son sectarisme des circonscriptions parce que les deux scrutins sont liés).

    Ce feuilleton est super motivant. Les rediffusions, on ne s’en lasse pas. On connait les répliques par coeur ! En voici un florilège :
     » oui mais Mélenchon c’est le seul qui peut battre Macron il faut tous s’unir derrière lui » (on se demande avec quelles réserves de voix pour le second tour il pourra battre Macron si toute la gauche est derrière lui au premier tour pour lui faire la courte-échelle),
     » oui mais Mélenchon c’est celui dont le programme est le plus proche du notre » (il faudrait d’abord que l’on prépare un programme et que l’on ne mélange pas des postures avec des convergences sincères),
     » oui mais avec nos 1 ou 2 % on peut pas faire mieux alors que lui… » (encore la prophétie auto-réalisatrice, répétée en boucle par des insoumis hystériques sur les réseaux sociaux et des unitaires dont l’hypocrisie liquidatrice devient lassante).

    Voilà où en sont certain.e.s camarades. Des « printaniers » aux anciens « mutants », des « unitaires » aux « laurentistes ». Le scénario d’un feuilleton en 3 temps : 1) Episode One : l’effacement (pas de candidat communiste comme en 2012 ou 2017 ou le plus tard possible histoire de laisser de l’avance à la concurrence) 2) le rassemblement (une primaire, un candidat élu par un comité de la gauche anti-libérale comme en 2007 ou par défaut Mélenchon, jamais deux sans trois) et enfin 3) Epilogue « vous êtes la mort et le néant » et aux législatives on vous tire comme des lapins.

    Et si on sortait enfin :
    – de l’auto-phobie (on a peur de nous même … on n’est sûr de faire 1%, c’est inéluctable comme les sondages, comme le déclin du PCF et la mort du communisme parce qu’il n’y a plus beaucoup d’ouvriers et qu’on est de méchants staliniens qui ne se sont pas encore assez martelés la poitrine, on nous le répète depuis 30 ans et on baisse la tête et plus vite que ça),
    – du court-terme (du genre : il faut dégager Macron …comme si en 2012 dégager Sarkozy n’avait pas apporté une ivresse éphémère et le lendemain une bonne gueule de bois avec Hollande)
    – de l’idéologie dominante (qui nous dit : ne parlons plus des travailleurs mais des « gens », ne parlons plus de lutte des classes mais de tensions sociales, ne parlons plus de rupture mais de transition machin et surtout verdissons, verdissons, verdissons).

    Sortir de l’auto-phobie, du court-terme et de l’idéologie dominante, c’est :
    – présenter une candidature communiste, à rebours de tous les pessimismes desséchants qui démoralisent les camarades et les cantonnent à l’électoralisme à moindre frais, aux pétitions et aux lotos,
    – proposer aux citoyen.ne.s et non aux état-majors politiques que cette candidature soit la candidature commune de celles et de ceux qui veulent la rupture avec le capitalisme et donc pour aller au communisme sans avoir peur des mots, et invitons-les à travailler ensemble le programme que portera un ou une communiste,
    – mobiliser le Parti comme nous savions le faire et comme nous savons le faire encore pour les autres élections et allons plus loin dans une attitude offensive d’où que viennent les coups.

    Mais on m’objectera que cela ferme la porte à une alliances, obligeant les autres formations à s’effacer (ce qu’elles ne feront probablement pas). Et je répondrai : Quoi, en 2017, le PCF s’est bien effacé, lui, non ? Que les autres formations, à commencer par la France insoumise, fasse de même maintenant. Le rassemblement n’est pas à sens unique, faut que ça tourne.

    Arrêtons de rêver, la gauche de ne rassemblera pas. Il faudra bien plus de temps et de souffrances avant que l’évidence du communisme ne rende le rassemblement naturel et non sacrificiel. En attendant, les réformistes feront une primaire rose-vert, les populistes auront leur candidat providentiel et sacré, les gauchistes auront leur candidat.e. On laisse l’offre politique se limiter à ça ? Ou bien fidèle à ce que nous défendons, nous partons à la bataille pour faire vivre nos idées, pour donner le choix aux citoyennes et citoyennes qui veulent le communisme (il suffit de constater les références à Marx en librairie pour comprendre qu’un regain d’intérêt est possible pour le parti qui s’en réclame) et si le rassemblement est possible pour créer les conditions de victoire d’une gauche réellement progressiste.

    Le choix est simple pour 2022 : l’effacement ou le combat communiste.
    Que le prochain congrès soit celui d’une majorité renforcée pour Fabien Roussel, que le Manifeste passe à la vitesse supérieure et pose clairement la question de la rupture et que le principe d’une candidature communiste soit clairement validée et les nos camarades retrouveront le goût de la lutte, la fierté de leur parti et l’espérance du communisme. Une ambition communiste.

    Stéphane Bailanger
    Co-responsable cellule PCF Chemin-Long
    Section de Mérignac
    Fédération de la Gironde

    PS : ces réflexions n’engagent que moi, je les propose comme contribution sur ce site et autorise leur diffusion.

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    Denis KRYS

    LA PRIMAUTÉ, AU MOUVEMENT POPULAIRE OU BIEN AU PARTI COMMUNISTE ?

    Cher Camarade Jean-Louis,

    Nous adhérons tous les deux au Pcf. Sans doute également depuis quelques décennies. Or nous abordons la question de savoir comment s’y prendre pour être une force utile dans l’affrontement (peut-être final entre le capital et le travail) très différemment à priori. Pourtant, je pense qu’il ne te viendra pas à l’idée de contester que je sois de gauche tout au moins. Je commencerai par-là.

    Sommes-nous, nous qui nous définissons comme communistes en politique, sommes-nous les seuls à être de gauche ? J’ai, pour ce mot, mon « cahier des charges » : l’affirmation de la nécessité de rompre avec le capitalisme et avec les rapports de domination formant eux-aussi système, notamment le racisme et le machisme. J’aimerais d’ailleurs que le Pcf mette à jour son « cahier des charges » en la matière. Cela ne devrait pas, pour moi, empêcher que nous puissions faire liste commune avec des forces et des personnalités qu’on ne gratifierait plus ainsi du qualificatif de « gauche », mais le permettre sans embrouiller les consciences.

    Je reviens à ma 1ère question : sommes-nous les seuls à être de gauche ?

    Je pense que nous aurons la même réponse : non. Il existe en effet des forces et personnalités politiques qui affirment résolument (et pas d’hier) que le capitalisme est le carcan dont il faut se libérer et il y a des millions de personnes qui n’en pensent pas moins et le cherchent en agissant à leur niveau, à la fois personnellement et collectivement.

    A partir de là, considérons la période historique dans laquelle nous sommes entrés depuis les débuts de la contre révolution néolibérale en 1970/1980 : le vivant se meurt ; un virus et un fascisme pseudo religieux fonctionnant en miroir avec la sauvage inhumanité du capitalisme, offrent aux néolibéraux la possibilité de nous infliger une stratégie du choc peut-être définitive ; le fascisme et le racisme resserrent leurs griffes ; à gauche, en France tout au moins, les forces politiques qui se prononcent résolument pour une sortie du capitalisme ne pèsent pas plus que 15% dans les intentions de vote, tout bien mouillé…

    Dans ce contexte, pour l’enjeu que représente une élection présidentielle, n’est-il pas essentiel de faire le choix de permettre aux gens de gauche (toutes celles et tous ceux qui veulent rompre avec le système capitaliste et tous les rapports de domination formant système (notamment le racisme et le machisme) ainsi que toutes celles et tous ceux qui pourraient les rejoindre dans ce choix en décidant de voter (une formidable réserve se trouve dans les abstentionnistes et les non-inscrits) de se réunir électoralement ? C’est ce que je défends.

    Et si cela conduit en effet à espérer qu’une candidature le permette, je ne propose pas pour cela de commencer par des discussions au sommet pour rechercher un programme commun et une candidat-e commun-e. Je propose que le Pcf change la donne en décidant vraiment ce qu’il y a lieu pour donner vraiment la primauté au mouvement populaire, ce qui est un choix de congrès (le 25ème) jamais remis en cause mais inabouti, c’est le moins qu’on puisse dire.

    Donc, par pitié, ne me réponds pas que je veux une entente de sommet, sans principe, avec des forces et des personnalités auxquelles tu ne veux, pas plus que moi, donner crédit qu’elles seraient à gauche (sinon de gauche). Ne me taxe pas de rechercher en un J-Luc Mélenchon ou un Y. Jadot, le sauveur. Lisons-nous attentivement et controversons non moins attentivement.

    Je veux continuer en discutant des enjeux de l’élection présidentielle.

    Etant donné le contexte historique, même si comme membres du Pcf nous ne pouvons que penser que le rayonnement de nos idées, notre influence électorale et la force de notre organisation sont essentiels pour réussir à mettre les forces du capital et leurs chiens de garde sur le recul, ce n’est pas à la hauteur des périls d’opposer cela à ce qui peut permettre aux gens de gauche de former mouvement populaire agissant.

    Prenons ton exemple de sujet, celui des moyens d’en finir avec l’existence même d’un marché de la force de travail : tu présentes comme une distinction majeure, revenu universel, embauche de chômeurs par l’Etat et notre proposition dénommée Sécurité d’Emploi et de Formation. Quand bien même les forces de gauche se diviseraient, sur ce sujet, entre ces 3 solutions, d’une part, ce n’est certainement jamais en étant hermétique à la part que les 2 autres pourraient prendre dans la solution au chômage et à la précarité. D’autre part et j’ai envie de dire surtout, ces différences d’approche, qu’il ne s’agit pas de dissimuler ou de renoncer à résorber en militant pour les solutions que nous pensons les plus pertinentes et en débattant publiquement (inclus au sommet), justifient-elles de laisser entendre qu’à moins d’être résolues à un niveau suffisant (mesuré par quoi ? par notre influence électorale ?), les gens de gauche ne doivent pas compter sur nous pour qu’ils puissent se réunir électoralement, certains diraient « malgré » et je préfère dire « forts de » la richesse de leurs différences, comme nous avons souvent choisi de le dire ?

    Or, c’est à quoi ton approche aboutit.

    Je poursuis en restant sur les enjeux de l’élection présidentielle, comme des élections législatives aussi tout au moins. Reste-t-il un communiste pour faire d’une élection, et d’un programme électoral, l’alpha et l’oméga, en ce qui concerne le moyen de changer vraiment les choses ?

    Evidemment que les contenus représentent un enjeu majeur. Quel communiste pourrait dire le contraire ? Evidemment qu’il faut sans relâche mener les batailles d’idées nécessaires sur ce plan. Avec un peu d’humilité cependant. Nous ne sommes pas les seuls sachants. Et il peut arriver que nous ne soyons pas les plus pertinents.
    Cela étant dit, que signifie, au fond, de nourrir l’idée que si une mesure que nous jugeons essentielle ne pouvait être au programme d’une candidature commune, il faudrait que nous ayons notre propre candidat.e ? Tu ne peux pas avoir l’illusion que ce qui sera écrit dans un programme sera forcément réalisé ? Et tu n’as pas envie de nourrir cette illusion. Tu sais que les forces d’argent résisteront et que le changement ne sera pas un long fleuve tranquille. Tu sais aussi que puisque la gauche est plurielle et puisque bien des intérêts et sensibilités font mouvoir une société, bien des choses se passeront autrement que prévu par un programme.

    Aussi, est-ce bien raisonnable d’opposer à ce point, la question des contenus, éminemment importante (évidemment) et celle de l’intérêt d’avoir une candidature commune pour permettre à tous les gens de gauche de se réunir électoralement lors du rendez-vous politique tout de même majeur, que représentera l’élection présidentielle ?

    Ça ne l’est pas. Ça ne l’est pas au regard des périls qui s’accumulent et se précisent. Ça ne l’est pas alors que cela frise le « gauchisme » en laissant entendre qu’il ne faudrait pas compter sur nous tant que les gens ne comprennent pas la justesse de nos idées. Ça ne l’est pas en entretenant l’illusion qu’un score électoral à rechercher par la présentation d’un.e candidat.e issu.e de nos rangs, au mépris des conséquences de la dispersion électorale des gens de gauche, serait le point de passage obligé pour en finir avec l’effacement alors que, candidat.e.s du Pcf ou pas, la perte d’influence du Pcf suit une pente descendante depuis les années 60/70, qu’une candidature Pcf à toutes les élections présidentielles entre 1981 et 2012 a été bien incapable d’interrompre et restera incapable d’interrompre tant qu’elle contredit le choix de la primauté du mouvement populaire. Un point de passage survalorisant illusoirement ce que le temps d’une campagne électorale et un résultat électoral peuvent, dans l’affrontement entre capital et travail.

    Que priorise-t-on, de quoi fait-on dépendre principalement que la situation évolue à l’avantage des intérêts populaires contre ceux du capital : du rassemblement populaire et agissant, à gauche, le plus large possible, fut-il composé de mille nuances, ou bien de la domination préalable de la nuance rouge parmi toutes celles-ci ?

    Pour le rayonnement du parti du communisme, qu’est-ce qui peut être le plus efficace : faire de nos analyses et solutions, le préalable à tout (comme si elles étaient toutes les plus pertinentes, voire les seules pertinentes) ou s’en remettre en confiance aux capacités populaires d’élucider ce qu’il y a lieu, ce à quoi bien naturellement le Pcf ne consacrera jamais trop d’efforts ?

    Avec ma proposition, découlant de mon adhésion pluri décennale à l’affirmation que le parti du communisme est le parti de la « primauté du mouvement populaire », de la confiance dans le mouvement populaire agissant à gauche, du respect aussi pour celui-ci, je résous et dépasse cette contradiction.

    Cette proposition dont l’aboutissement doit être en effet que les gens de gauche aient une candidature commune pour leur permettre d’enregistrer le plus haut score électoral possible, c’est celle que le parti du communisme choisisse de permettre à ces gens, sans perdre de temps, de se rassembler publiquement autour d’un texte « socle » d’orientations et le moment venu, de choisir eux-mêmes, souverainement, leur candidat.e. La novation fondamentale est évidemment dans l’abandon (la donation plutôt) de cette décision aux gens concernés eux-mêmes.

    Ce faisant, je ne retire rien à l’importance de l’activité de notre parti, par des campagnes d’idées et par l’implication de ses militant.e.s dans toutes les confrontations concrètes entre capital et travail, pour faire progresser l’adhésion à ses analyses et ses solutions, si cela se peut. Bien au contraire, en favorisant l’attention que les gens pourraient nous vouer dans la mesure où leur attention pourrait se tourner vers un Pcf trouvant enfin comment articuler besoin de communisme et une « solution » qui s’écrive vraiment par les bons soins du mouvement populaire, ce qui est rigoureusement incontournable et définitivement souhaitable si nous sommes bien d’accord avec cette élucidation marxienne, à savoir que « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

    Car ma proposition ne suppose en rien de lâcher ces combats.

    Ma proposition consiste à remettre l’objectif de permettre aux gens de gauche de se réunir électoralement pour pouvoir former le mouvement populaire agissant le plus fort et le plus confiant dans ses propres ressources pour cela, entre les mains de ces gens eux-mêmes, autant dire à démocratiser la question de la candidature pour ce faire, à s’en déposséder en tant que force politique pour en rendre la propriété aux gens les premiers concernés.

    Dans ma démarche, l’influence du Pcf se construit par la pertinence de son approche dans le contexte et sa conformité à la nécessité de la primauté du mouvement populaire, pas dans la vaine sommation à celui-ci d’avoir à comprendre combien nos analyses et « solutions » sont les meilleures et le soutien électoral à celles-ci absolument décisifs, ce qui n’est qu’une façon de continuer à penser le changement par le haut quand tout a démontré l’impasse où cette vision conduit, jusqu’à notre effacement en effet.

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      Lopez Constantin

      La « primauté du mouvement populaire » qu’est-ce que ça veut dire ? Rien.
      Le « mouvement populaire » d’un peuple dont la réalité est l’atomisation et la mise en concurrence sur le marché du travail, c’est avant tout sa capacité à s’organiser. Sans organisations, on retombe dans le fameux « sac de pommes de terre », l’image utilisée par Marx pour décrire la petite paysannerie parcellaire dans le 18 brumaire de Louis Napoléon Bonaparte. Vraiment, cette invocation spontanéiste qui voudrait que le PCF se mette à la remorque d’une entité fantomatique (le « mouvement populaire ») dont il est lui-même une composante conduit à 1) renoncer à toute forme d’utilité, en renonçant à éclairer les luttes pour se mettre à la remorque des modes d’une époque, à la façon d’une girouette pivotant selon l’air du temps 2) à l’opportunisme le plus total, donc à la trahison de ce qui constitue nos engagements les plus fondamentaux.
      Autre chose est d’être attentif aux aspirations populaires. Mais ce n’est clairement pas ce qui est écrit.

  3. Avatar
    Boussard Alain

    La question première, ce n’est pas la candidature, mais quelles propositions pour une politique en rupture avec les politiques libérales qui désespèrent nos concitoyens et les conduisent à se détourner de la politique, dans la mesure où rien ne change quelque soit le président élu.
    La question de savoir qui portera le projet doit venir dans un deuxième temps.
    Le Parti doit avancer les bases de ce projet, ses idées fortes et les mettre en débat auprès de nos concitoyens et des autres formations politiques. Nous avons commencé avec la campagne « Sécurité Emploi Formation ». Il faut réussir cette campagne, et poursuivre en présentant quelques propositions de gouvernement permettant d’aller vers un changement véritable.
    Soyons à l’initiative, n’ayons pas peur de débattre avec les citoyens et avec les autres formations politiques. Mettons les divergences sur la place publique, faisons des citoyens les arbitres. Proposons des initiatives qui permettent ce débat. Ne laissons pas les autres formations de gauche ronronner tranquillement et privilégier le casting.
    S’il s’avérerait que les divergences de fond avec le reste de la gauche et les écologistes ne permettaient pas de mettre en œuvre une politique qui soit en rupture avec le Macronisme ou le Hollandisme, alors, nous présenterons un candidat. Cette candidature s’appuiera sur ce débat de fond, qui constituera la meilleure façon de préparer la campagne électorale.
    Mais ne commençons pas par affirmer qu’il y aura un candidat communiste, quoiqu’il arrive. L’envie de changement chez le peuple de gauche est si forte que le désir de rassemblement de la gauche apparait comme la seule issue pour éviter d’avoir à choisir entre Le Pen et Macron.
    Si nous sommes perçus comme refusant l’unité, nous serons inaudibles. Et puis poser le problème de cette façon revient à dire que la question du candidat est première.
    Ne rejetons pas à priori l’idée d’une candidature commune à toute la gauche, capable de l’emporter à condition qu’elle se construise sur des propositions qui permettent un réel changement de politique. L’unité, oui, mais pour quoi faire ?
    Soyons à l’initiative de la construction de ce rassemblement en posant les bases d’une politique en rupture avec le néolibéralisme.
    Ne soyons pas défaitistes. Nos idées ont beaucoup progressé ces dernières années.
    Avec la crise de la Covid19, la question des services publics est devenue centrale. La question des salaires aussi (il y a quelques années, quand nous parlions d’augmenter les salaires, tout le monde nous objectait que ce n’était pas possible compte tenu de la crise).
    La prise de conscience que les moyens financiers existent mais sont accaparés par une infime minorité a beaucoup avancé.
    Il en est de même concernant le rôle de la finance, les immenses profits des entreprises du CAC40.
    Le réchauffement climatique fait de plus en plus comprendre qu’un changement radical est nécessaire.
    Les idées que nous étions seuls à porter sont maintenant dans beaucoup de têtes, même si les gens n’ont pas conscience qu’il s’agit des idées du PCF. Et surtout, il manque la cohérence d’un projet politique.
    Notre principale faiblesse, c’est le déficit de crédibilité que nous donne notre score électoral à la présidentielle. On peut avoir les meilleures idées, elles ne sont crédibles que si elles sont perçues comme pouvant être mises en œuvre. Or qui croit que le PCF va tout seul accéder au pouvoir ? Et des scores à répétition de l’ordre de 2% participent à notre effacement.
    Efforçons-nous de jouer un rôle central dans la construction d’un rassemblement gagnant et si les autres forces de gauche et écologistes continuent de se positionner en force d’accompagnement du capitalisme, tirons en les conséquences en présentant notre candidat, mais que les gens de gauche comprennent que c’est contraint et forcé et que notre démarche était la bonne. Car les gens de gauche ne veulent pas rééditer l’expérience Hollande et ce peut être pour nous un point d’appui fort.

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    Denis KRYS

    Alain BOUSSART écrit :

    « La question première, ce n’est pas la candidature, mais quelles propositions pour une politique en rupture avec les politiques libérales qui désespèrent nos concitoyens et les conduisent à se détourner de la politique, dans la mesure où rien ne change quel que soit le président élu.
    La question de savoir qui portera le projet doit venir dans un deuxième temps. »

    Je suis d’accord pour dire que la question première n’est pas la candidature. Pour autant, pas pour dire que ce serait celle des contenus. En fait, il y a 2 questions d’égale importance et votre formulation en occulte une des deux.

    Certes les contenus. Mais aussi « à qui revient-il de les interpréter, les réaliser ? ». Qui le peut ? Qui le doit ?

    Mes Chers Camarades,
    la question que recouvre la thématique de la « candidature commune » n’est pas, pas entre nous, celle qui opposerait les communistes mesurant bien les enjeux qui s’attachent à la progression dans les consciences de l’adhésion à nos propositions, à nos solutions de « contenus », aux communistes prêts à négliger ces enjeux parce qu’ils préféreraient renoncer aux batailles à mener sur ce plan, s’illusionnant totalement sur la possibilité d’un score électoral qui puisse faire levier en faveur des intérêts populaires grâce à une candidature commune aux gens de gauche, n’ayant en tête que de trouver, au plus vite, l’homme ou la femme providentiel.le.

    L’option de la candidature commune, en tout cas celle que je formule, ce n’est pas cela.

    Mon point de départ n’est pas la recherche au sommet, d’une entente à tout prix, à n’importe quel prix, celui des contenus, celui de l’effacement politique du parti du communisme et que sais-je encore ?

    Mon point de départ est dans la réponse à une question qu’il est bien dans l’ADN du parti du communisme de se poser continûment : quel est l’initiative politique à prendre traduisant le choix de la « primauté du mouvement populaire » dans un contexte marqué par le risque que l’obscurité, la loi de la jungle et la mort ne l’emportent dramatiquement sur les lumières, le vivre ensemble et le vivant ? Telle est la 2ème question au moins à égalité d’importance avec celle des contenus et que vous occultez totalement.

    Ma réponse de départ n’est pas de militer (tels des cabris) pour une candidature commune en cherchant la personne adéquate, elle est de décider de laisser le soin de choisir leur candidat.e, aux gens de gauche que nous nous attacherions à réunir à gauche (je pense possible de le construire en proposant la signature publique d’un texte « socle »).

    Dès lors, une candidature commune sera l’aboutissement. Le point de départ, c’est le rassemblement à gauche, des gens de gauche et des gens que l’on peut y gagner d’ici l’échéance électorale. Et quand je dis à gauche, c’est évidemment avec dans ce texte « socle », l’affirmation de la nécessité de rompre avec le système capitaliste et avec les rapports de domination formant système eux-aussi (notamment le racisme et le machisme).

    Cette décision est du niveau d’un choix stratégique majeur car (on pourrait aussi dire mais) cohérent, dans le champ de l’élection présidentielle qui est la mère de nos institutions (je pense qu’elle devrait prévaloir aussi et tout au moins pour ce qui concerne les élections législatives) avec le choix de la « primauté du mouvement populaire ».

    Je n’arrive pas à voir en quoi une telle décision pourrait représenter une entrave au progrès dans les consciences, de nos analyses et de nos propositions, sous réserve de leur pertinence à l’usage. Mais comme cette objection commode ne trouve sa force bien évidente que dans une interprétation qui n’est pas la mienne, de ce que recouvre le choix qui serait à faire, audacieusement et responsablement, en faveur en effet de la possibilité pour le plus grand nombre de gens de gauche d’avoir une candidature commune pour se réunir électoralement, ce n’est pas étonnant.

    En conclusion, non pas commencer par d’illusoires contacts au sommet (encore qu’aucun échange ne soit inutile), non pas commencer en recherchant un.e candidat.e, non pas freiner notre activité sur les contenus, mais commencer par réunir à gauche les gens en ayant décidé de leur rétrocéder (comme une nationalisation démocratique) le pouvoir de choisir leur candidat.e

    Pour finir, ce serait une « primaire » mais celle-là serait un peu communiste non ? Et qui dit qu’un.e communiste, représentant le Parti de ce choix-là, n’aurait aucune chance, si ce n’est pas cette fois, une autre, d’être désigné.e par ces gens de gauche ?

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    Calvinhac Gérard

    Bonjour, Jean Louis, ce matin je lisais que l’Etat français venait de vendre les 10 % qu’il détenait encore dans Safran. Quel cadeau aux capitalistes ! Outre l’aspect politique et social déplorable de la fin du démantèlement de ce qui fut un groupe national exemplaire tant du point de vue industriel que social, c’est au moment où l’
    action est au plus bas que Macron fait ce cadeau à ses amis boursicoteurs.
    Ceci me rappelait une lointaine réunion du Comité de Groupe de la Snecma quand j’étais chargé de lire une motion de la CGT (alors majoritaire) contre l’éventuelle privatisation de notre entreprise, en réponse le PDG avait demandé à l’un de ses assistants de nous lire un courrier du Ministre des transports de l’époque J.C Gaysot, ce ministre Communiste…. demandait à la direction de prendre sans tarder les mesures pour engager la privatisation de l’entreprise.
    Déjà notre Parti allait mal et ses fossoyeurs étaient à la manœuvre, puis ces mêmes ont supprimé nos cellules d’entreprises. Quel cadeau à tous nos adversaires !
    Dans le secteur ou je travaillais près de l’aéroport de Bordeaux le PCF disposait de 7 ou 8 cellules d’entreprises qui fonctionnaient, des tracts étaient distribués régulièrement à plus de 10 000 exemplaires et nos idées rayonnaient parmi les salariés, elles avaient aussi un impact certain sur les analyses syndicales et l’action revendicative.
    Mais ça c’était avant.
    Puis l’effondrement progressif est venu, pas par hasard, ni en un jour, il est venu organisé.patiemment par les mêmes qui dirigent encore aujourd’hui de nombreuses fédérations, accrochés aux quelques places d’élus qui subsistent si l’on est gentils avec les Socialistes et maintenant les verdâtres (pour ne pas dire vert sale).
    Cet effondrement multiplié par les erreurs, les listes d’union pour l’union, les renoncements à présenter des candidats, la suppression du marteau et de la faucille remplacés par un logo incompréhensible…
    Ces listes d’union je les ai hélas connues, avec les Camarades qui collaient les affiches tandis que nos « amis » assistaient aux cocktails dinatoires où ils se partageaient déjà nos dépouilles avec la droite classique.
    Alors oui il n’y a rien a attendre de listes d’union qui seront encore électoralement minoritaires sans un travail politique et programmatique conséquent, nous sommes à l’heure de l’ultime choix dans quelques années, même l’histoire du PCF sera effacée.
    Amitiés.

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      Michel Berdagué

      Oui Camarade Galvinhac Gérard , les cellules , sections des entreprises avaient pour fonction la présence de communistes organisée avec une approche politique , économique et financière de l’ entreprise où nous militions et travaillions avec bonnes connaissances des coups tordus des patrons , des actionnaires informés en permanence par un chassé croisé avec la CGT de lutte de classe , ce qui constituait une indispensable et excellente formation pour tout communiste !
      il ne restait alors pour compléter nos analyses de communistes avec les Formations nombreuses du Parti pour analyser la globalité des mécanismes financiers et monétaires du capital en impérialisme de l’ époque .Avec une presse l’ Humanité en premier et toutes notre presse et publications de qualité
      C’ était au siècle dernier !
      Et en 2020 ,force de constater une confusion globale parmi les forces productives , en alternance « gauche « / droite contre toute alternative vers le socialisme à direction communiste .
      Or les contradictions sont majeures entre capital avec le financier dominant à orientation unique prenant tous les pouvoirs et le travail et ça comme jamais dans l’ Histoire !
      Il faut dire que le capital en a mis un coup pour discréditer toute revendication non seulement salariale – le dit coût du travail – de débats éclairant la réalité des positions de chaque partie le capital/travail , la fin del’ histoire pour la petite histoire mensongère , le tout est dit , pas d’ alternative …te faire croire à la dictature du capital transformée en seule possible de liberté : la liberté d’ exploiter avec la propriété privée comme seul , possible , performant ils disaient , ils disent au temps du virus ça fait tout drôle avec les Hôpitaux et tout le personnel , APHP , Hôpitaux Publics construits avec l’ argent des cotisations de la Sécurité Sociale de 1946 et non celle de 1967 avec les patrons introduits dans la gestion eux qui n’ ont jamais accepté le Programme du CNR : cf Denis Kessler
      Une candidature Communiste avec des Propositions claires , faisables , réalistes ne faisant pas l’ économie de la prise de pouvoirs dans les banques et BCE , pourrait au moins stopper la descente aux enfers des communistes comme supplétifs à des gazeux soc-démo-verts qui n’ ont eu que la politique incessante de nous affaiblir comme … le kapital / impérialiste !
      Non pas un espoir reporté en attente … mais un soulagement en actions et en vérité d’ analyses de la possible et obligatoire Alternative pour vivre . Nous savons et devons faire et non que faire indiquant par là ce  » Que Faire ? » une baisse dans le désir de transformation …sans être sujet de la certitude mais en matérialiste avec la dialectique d’ examiner le doute et y répondant ! .
      .

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