Crises, alternatives, actions

L’Histoire n’est pas un mythe.

La prise de conscience .... nécessite à la fois une étude généralisée et un effort d'action idéologique pour nous en prendre aux idées reçues ( le cauchemar de Gustave Flaubert) tel que celle de "l'histoire qui se répète".

Le courant d’interprétation de l’Histoire, connu sous le titre « Le mythe de Sisyphe » (ce roi condamné par les Dieux à rouler dans les Enfers sans interruption un rocher qui tombait avant d’avoir atteint le sommet d’une montagne) traduit le pessimisme, ou le scepticisme, de ceux qui doutent de la possibilité à mettre en cause par l’action tous les malheurs du monde, la domination économique, sociale, politique, la fatalité, la guerre… Il s’agit, dans le même temps, d’une attitude plus ou moins ample face aux évènements, plus ou moins collective, et d’une idéologie, plus ou moins dominante, utilisée par les couches sociales interessées à décourager les victimes de leur domination. Le mythe de Sisyphe reflète, s’appuie sur et tend à obtenir de la majorité soumission aux forces supérieures, résignation au sort imposé à toute une partie de l’Humanité, avant que n’éclate une nouvelle et violente guerre.

Ainsi, aujourd’hui, à la faveur d’une pandémie mondiale (que l’humanité possède les moyens de maitriser) l’idéologie dominante s’efforce-t-elle de généraliser l’idée de la fatalité de la crise économique, alors que celle-ci s’inscrit dans la loi du système capitaliste et dont nous pouvons mettre en œuvre les moyens pour une issue favorable aux victimes, qui sont la majorité de la société.

Le retour des crises économiques ne découle pas d’un concept métaphysique! Il est bel et bien le fruit empoisonné de la loi du profit et de l’impossibilité du système à mettre en concordance réalisation du profit et développement de l’humanité, tant est de plus en plus forte la contradiction entre cette réalisation et l’écrasement de plus en plus forcené, par la classe capitaliste, les multinationales, les marchés financiers, le pouvoir,chef de file du camp ultralibéral,  de toutes les forces productives, intellectuelles, culturelles, progressistes, à l’échelle du monde.

La prise de conscience de cette loi inhérente au système nécessite à la fois une étude généralisée et un effort d’action idéologique pour nous en prendre aux idées reçues ( le cauchemar de Gustave Flaubert) tel que celle de « l’histoire qui se répète ». En ce moment même il ne s’agit nullement d’un moment identique à ce que nous avons déjà connu. Le moment que nous vivons est absolument inédit. Il est l’aboutissement d’un long cycle cinquantenaire, secoué de crises de plus en plus violentes, l’instant catastrophique que nous traversons en ce premier quart du 21ème siècle, et la potentialité d’une ouverture vers un avenir proche dont la concrétisation pourra, ou non, être le fruit de l’intervention consciente de l’humanité.

« Le pire n’est jamais sûr » comme l’écrivait Paul Claudel en 1929 puis en 1943, dans sa pièce de théâtre « Le soulier de satin ». Mais il est urgent d’agir pour transformer le pire en son contraire.

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