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Conseil National

Intervention de Jean Marc Durand au conseil national du PCF du 12 Juin 2020

Pour en venir à l’actualité, je dirai que ce n’est pas un hasard si la pandémie du Corona virus s’est transformée en crise sanitaire.

Tout d’abord heureux de vous revoir même si ce n’est encore pas parfait. Comme on dit on fera mieux la prochaine fois.

Pour en venir à l’actualité, je dirai que ce n’est pas un hasard si la pandémie du Corona virus s’est transformée en crise sanitaire. C’est la traduction en même temps que l’amplificateur d’une profonde crise de système largement entamée et qui se développe en produisant des effets dévastateurs dans tous les secteurs de la société. Ce constat a totalement partie liée avec notre façon d’apprécier la situation actuelle et de la traiter. Par exemple : nous ne sommes pas dans l’après crise mais nous sommes en plein dedans et nous ne sommes pas entrain de mettre en place un programme commun de gestion d’un monde nouveau mais de bâtir résistances et constructions pour créer les conditions d’accéder au monde d’après.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à une énorme crise politique. Les élections municipales nous en renvoient un aspect, notamment avec les accords à géométrie variable de ceux que nous appelons nos partenaires de gauche, visant dans la plupart des cas une sorte d’union sacrée contre le PCF. D’une certaine manière c’est positif car cela nous oblige à politiser ces élections comme plus globalement l’ensemble de ce qui se passe nous oblige à politiser largement notre intervention et notre apport à la société.

Politiser cela veut dire affronter tout de suite en s’y engageant à fond, la crise économique, sociale et financière. Dès le niveau local, cela signifie traiter la situation gravissime des PME et des TPE mais aussi la fragilisation des services publics locaux, les recettes des collectivités locales ayant chuté de 7,5 Mds € depuis le début de l’année, et donc de la question centrale de l’emploi, de la précarité, du recul des solidarités. Ce n’est pas le contenu des 3 PLFR proposés, qui malgré le milliards annoncés vont changer quelque chose. D’une part parce que cet argent reste soumis à la logique financière, de l’autre parce qu’aucune réforme fiscale digne de ce nom n’est envisagée et cela bien au-delà d’une simple réhabilitation de l’ISF. Toutes choses qui dès le premier PLFR, aurait dû nous conduire à un rejet clair.

Ce besoin de politisation nous invite à revenir très fort sur nos principaux axes de congrès. Par exemple la SEF, et parler d’emploi, des revenus et de leur sécurisation, ainsi que de nouvelle régulation du marché du travail avec la formation et donc parler d’économie, n’est pas un frein ou une feinte pour ne pas traiter la douloureuse question du racisme. La crise actuelle pousse au contraire plus que jamais à considérer problèmes sociaux et questions sociétales de façon indissociable. Un petit retour sur les origines du racisme nous renvoie à cette relation entre ces deux dimensions de l’exploitation et de la domination capitalistes.

Mais aussi sur notre conception du rassemblement, de sa construction qui doit comme nous le dit notre texte de congrès, sortir des conceptions anciennes. C’est-à-dire des logiques d’accords programmatiques de sommet, souvent traduits en accords électoraux, privilégiant notre présence dans les institutions à l’action politique de construction des contenus et d’alternatives crédibles à partir des propositions et des idées de chaque organisation en lien avec les besoins de transformation sociale et l’action pour la montée des luttes. C’est pourquoi notre signature de l’appel des 150 comme notre soutien à l’appel des 18 auraient dû être conditionnés à un plus large débat dans le parti et sa direction.

C’est aussi pourquoi nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas, que nous devons nous en tenir à ce que les gens expriment pour décider notre politique et notre intervention. Nous avons des choses à leur dire, à leur proposer. Bien sûr que la situation est nouvelle et que des conséquences et des besoins nouveaux s’en dégagent mais par exemple aujourd’hui quasiment tout renvoie à la question centrale de l’emploi, des revenus, des droits et pouvoirs d’intervention, des moyens de financement donc du crédit et du rôle des banques dont la BCE. Sur toutes ces questions nous sommes armés et nous devons le faire savoir !

Par les temps que nous traversons, jamais notre peuple n’a eu autant besoin des idées communistes, du Pcf. D’un Pcf autonome qui soit déterminé à nourrir et à animer l’action, les luttes. Et à partir de notre apport original comme de celui de chaque force politique contribuer dans un débat contradictoire, y compris conflictuel, devant les salariés et la population, à ouvrir la voie à un dépassement de système. Notre but est de révolutionner la société ce qui passe par révolutionner la gauche ! Cette exigence révolutionnaire pour un parti communiste de notre temps pose d’une façon affirmée et urgente le besoin de construire des candidatures communistes pour les prochaines échéances électorales, des départementales en passant par les régionales jusqu’aux législatives et à la présidentielle comme notre 38ème congrès en a d’ailleurs décidé le principe.

C’est la traduction en même temps que l’amplificateur d’une profonde crise de système largement entamée et qui se développe en produisant des effets dévastateurs dans tous les secteurs de la société. Ce constat a totalement partie liée avec notre façon d’apprécier la situation actuelle et de la traiter. Par exemple : nous ne sommes pas dans l’après crise mais nous sommes en plein dedans et nous ne sommes pas entrain de mettre en place un programme commun de gestion d’un monde nouveau mais de bâtir résistances et constructions pour créer les conditions d’accéder au monde d’après.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à une énorme crise politique. Les élections municipales nous en renvoient un aspect, notamment avec les accords à géométrie variable de ceux que nous appelons nos partenaires de gauche, visant dans la plupart des cas une sorte d’union sacrée contre le PCF. D’une certaine manière c’est positif car cela nous oblige à politiser ces élections comme plus globalement l’ensemble de ce qui se passe nous oblige à politiser largement notre intervention et notre apport à la société.

Politiser cela veut dire affronter tout de suite en s’y engageant à fond, la crise économique, sociale et financière. Dès le niveau local, cela signifie traiter la situation gravissime des PME et des TPE mais aussi la fragilisation des services publics locaux, les recettes des collectivités locales ayant chuté de 7,5 Mds € depuis le début de l’année, et donc de la question centrale de l’emploi, de la précarité, du recul des solidarités. Ce n’est pas le contenu des 3 PLFR proposés, qui malgré le milliards annoncés vont changer quelque chose. D’une part parce que cet argent reste soumis à la logique financière, de l’autre parce qu’aucune réforme fiscale digne de ce nom n’est envisagée et cela bien au-delà d’une simple réhabilitation de l’ISF. Toutes choses qui dès le premier PLFR, aurait dû nous conduire à un rejet clair.

Ce besoin de politisation nous invite à revenir très fort sur nos principaux axes de congrès. Par exemple la SEF, et parler d’emploi, des revenus et de leur sécurisation, ainsi que de nouvelle régulation du marché du travail avec la formation et donc parler d’économie, n’est pas un frein ou une feinte pour ne pas traiter la douloureuse question du racisme. La crise actuelle pousse au contraire plus que jamais à considérer problèmes sociaux et questions sociétales de façon indissociable. Un petit retour sur les origines du racisme nous renvoie à cette relation entre ces deux dimensions de l’exploitation et de la domination capitalistes.

Mais aussi sur notre conception du rassemblement, de sa construction qui doit comme nous le dit notre texte de congrès, sortir des conceptions anciennes. C’est-à-dire des logiques d’accords programmatiques de sommet, souvent traduits en accords électoraux, privilégiant notre présence dans les institutions à l’action politique de construction des contenus et d’alternatives crédibles à partir des propositions et des idées de chaque organisation en lien avec les besoins de transformation sociale et l’action pour la montée des luttes. C’est pourquoi notre signature de l’appel des 150 comme notre soutien à l’appel des 18 auraient dû être conditionnés à un plus large débat dans le parti et sa direction.

C’est aussi pourquoi nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas, que nous devons nous en tenir à ce que les gens expriment pour décider notre politique et notre intervention. Nous avons des choses à leur dire, à leur proposer. Bien sûr que la situation est nouvelle et que des conséquences et des besoins nouveaux s’en dégagent mais par exemple aujourd’hui quasiment tout renvoie à la question centrale de l’emploi, des revenus, des droits et pouvoirs d’intervention, des moyens de financement donc du crédit et du rôle des banques dont la BCE. Sur toutes ces questions nous sommes armés et nous devons le faire savoir !

Par les temps que nous traversons, jamais notre peuple n’a eu autant besoin des idées communistes, du Pcf. D’un Pcf autonome qui soit déterminé à nourrir et à animer l’action, les luttes. Et à partir de notre apport original comme de celui de chaque force politique contribuer dans un débat contradictoire, y compris conflictuel, devant les salariés et la population, à ouvrir la voie à un dépassement de système. Notre but est de révolutionner la société ce qui passe par révolutionner la gauche ! Cette exigence révolutionnaire pour un parti communiste de notre temps pose d’une façon affirmée et urgente le besoin de construire des candidatures communistes pour les prochaines échéances électorales, des départementales en passant par les régionales jusqu’aux législatives et à la présidentielle comme notre 38ème congrès en a d’ailleurs décidé le principe.

Pour conclure, je voterai donc les deux textes qui nous sont proposés dont le texte court dit de résolution, très utile à la mise en musique avec des objectifs concrets d’action des idées et propositions portées par le texte long.

1 comment on “Intervention de Jean Marc Durand au conseil national du PCF du 12 Juin 2020

  1. Avatar
    Aline Béziat

     Bonjour Jean-Marc,

    Nous sommes effectivement en plein dans la Crise Politique Sanitaire et Financière. La globalisation de cette Crise nous oblige effectivement à Politiser tous les débats à un très haut niveau de conscience, et c’est tant mieux. Voulons-nous une société de l’argent Roi ou une Société du Bien Commun ? Tout est lié et les différents PLFR du Gouvernement ne régleront rien, c’est une évidence. Notre politique immédiate, c’est d’impulser l’idée d’une Création Monétaire qui soit totalement déconnectée des Profits, et donc qui soit utilisable pour la relance de l’Emploi de La Formation de sa Sécurisation et le développement considérable des Services Publics, des administrations publiques et des nécessaires Nationalisations qui s’imposent et qu’elles le restent, mais aussi sur les enjeux stratégiques du Pays comme l’énergie nucléaire par exemple, et sans oublier la sortie le plus rapidement possible de la pauvreté et de la précarité de millions de gens, en faisant des associations des acteurs principaux de la création d’emplois sociaux, et en rémunérant le Bénévolat, pour créer de la Valeur Ajouté permettant ainsi l’assise d’une multitude d’emplois non délocalisables.

    L’Aveu de Macron de dire « Quoi qu’il en coûte » ne voulait pas dire qu’il renonçait au Capitalisme, bien évidemment, mais qu’il allait la jouer profil bas, le temps de relancer cette machine infernale qu’est le Capitalisme. Mais il a commis une erreur, en disant cela, c’est qu’effectivement on peut en conclure, que la Création Monétaire pour le Capital il peut aussi en être créé pour le Social, et même qu’elle peut se transformer en Création Monétaire Pour le Social.

    La peur, la colère, les problèmes sociaux et sociétaux, sont autant de bombes d’explosions à retardements. Si le peuple n’a pas du grain à moudre ailleurs, ne peut pas se focaliser dans la construction d’un autre monde, tous les dangers peuvent se coaguler et faire explosion par la violence. Notre responsabilité est très lourde. Pour éviter cela le peuple a besoin d’une Démocratie dans laquelle il soit en totale immersion, et dans laquelle il a une Confiance incontestable et totale dans sa pratique, et qui va le pousser à agir. Il fera ainsi barrage naturellement à la violence physique et politique de tous ceux qui ne manqueront pas de les provoquer. La politisation d’un peuple conscient que c’est avec sa détermination à comprendre et à agir en conséquence, et avec des outils et des armes démocratiques redoutablement plus efficaces que les armes conventionnelles, qu’il pourra participer à changer le monde. Pour autant ce n’est pas encore gagné. Beaucoup considèrent que les capitalistes ne vont pas se laisser faire et que tout ce que l’on raconte est impossible et qu’en plus c’est nous qui allons provoquer les violences. Il est donc très important qu’ils voient le plus rapidement possible, ce qu’ils pourraient faire avec la Dem Com pour empêcher tout cela, encore faut-il qu’ils en connaissent ses fonctionnements. Si l’exposition démarre avant cette connaissance-là, la confusion régnera, et le risque alors, c’est que plus rien ne soit maîtrisable.

    Le CN est-il conscient de ce qu’est, et ce que peut apporter la Démocratie Communiste ? Bien voir également quand se focalisant sur elle cela va engendrer des solidarités que pour l’heure nous ne pouvons pas imaginer. Pouvait-on imaginer la solidarité entre aides-soignants et médecins ? En tant de Révolution des créativités émerges toujours, et c’est tout cela, qui fera consistance face à la réaction et à toutes les formes de violence. Personne ne peut en percevoir l’ampleur, mais l’issue avec la Dem Com en sera un élément déterminant.

    Aline Béziat – Rochefort 25 juin 2020

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