Initiatives militantes

Plus de 107 000 signatures en 10 jours, une première étape est franchie !

A l’initiative de communistes, d’économistes, de syndicalistes, d’intellectuels et de citoyens, la pétition lancée il y a 10 jours recueille déjà 104 000 signataires, un résultat remarquable. Une première étape est franchie. C’est un évènement de grande portée notamment dans cette période de confinement où les contacts directs entre militants sont très rares, les réseaux sociaux restant les seuls moyens de communication, pour échanger, débattre, faire de la politique.

A l’initiative de communistes, d’économistes, de syndicalistes, d’intellectuels et de citoyens, la pétition lancée il y a 10 jours recueille déjà 104 000 signataires, un résultat remarquable. Une première étape est franchie. C’est un évènement de grande portée notamment dans cette période de confinement où les contacts directs entre militants sont très rares, les réseaux sociaux restant les seuls moyens de communication, pour échanger, débattre, faire de la politique.

Dans pratiquement tous les départements, des signatures sont collectées avec des points forts comme Paris, Les Bouches du Rhône ou le Rhône. Cela dénote le caractère national de la pétition et les possibilités d’ancrer dans les territoires une activité politique dans les conditions d’aujourd’hui.

Il faut souligner l’engagement des communistes et d’autres pour rentrer en contact avec de multiples femmes et hommes présents sur les réseaux sociaux afin de recueillir leur signature. Il y a sans doute aussi adéquation ente le contenu offensif, exigeant et radical de cette pétition et les préoccupations, voire  la colère de dizaines de milliers de militants et de citoyens qui veulent s’engager et n’hésitent pas à partager la pétition avec d’autres.

C’est une boule de neige qui grossit chaque jour (10 000/jour) et qu’il nous faut tous ensemble amplifier dans les jours et semaines à venir.

Sans attendre, faisons grossir la boule de neige

Des personnalités très connues se sont engagées (voir la liste en bas du texte de la pétition), ce qui dénote une volonté d’agir et de nourrir le débat d’idées avec nos propositions dont ont besoin les citoyens pour gagner en lucidité et en engagement. Si « l’après épidémie » fait beaucoup discuter, il renvoie souvent à des choses floues qui font l’impasse sur la gravité de la crise systémique engagée, depuis longtemps et sur le cataclysme à venir et ses causes.

Il n’est donc pas question d’attendre, d’autant que cette crise sanitaire est la fois symptôme et révélateur de la profonde crise du système capitaliste qui met en danger les sociétés et la planète. Cette crise sanitaire exacerbe et accélère, mais ne la cause pas, la crise financière, économique, sociale et politique comme le rappelaient Frédéric Boccara et Alain Tournebise dernièrement.

L’inquiétude des milieux d’affaire, du patronat et des néolibéraux gouvernement en tête, les conduit à envisager dès maintenant les moyens de faire payer la facture aux peuples avec plus d’austérité, plus de chômage, plus de régressions, plus de remises en cause des acquis sociaux dont la retraite, plus d’autoritarisme et plus de pressions idéologiques pour nous imposer l’union sacrée visant à faire accepter une catastrophe sociale au nom de la lutte contre le coronavirus. La note de la CDC est un révélateur de la gravité des projets du pouvoir. Cela est confirmé par les propos de Cyrille Isaac-Sibille, député LERM de la 12ème circonscription du Rhône, qui après s’être félicité « …que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le confinement fait passer la santé avant l’économie » rajoute aussitôt : « Cependant, … nous devrons l’assumer dans les mois à venir en acceptant un appauvrissement collectif et une baisse de notre niveau de vie ! »

Déjouer ce piège et agir avec détermination

Les dangers sont immenses. Ils doivent être dénoncé avec force. Notamment par les communistes qui doivent se hisser à la hauteur de ce défi historique. Pour résister et pour ouvrir les portes à une nouvelle civilisation. Ils ont des moyens à leur disposition pour cela. Ils disposent de leur force organisée et des propositions validées par leur 38ème congrès mettant en avant les enjeux de pouvoirs et de moyens financiers nouveaux pour des objectifs sociaux et environnementaux en rupture avec la logique néolibérale d’un capitalisme en recherche de rentabilité et de dominations.

Le parti communiste doit être déterminé à mener cette grande bataille contre le capital et ses relais politiques, Macron en tête. Dans la situation d’aujourd’hui, le PCF doit monter le ton, parler clairement, mettre en avant ses exigences, la logique et leur cohérence et faire preuve d’audace.

Avec le confinement où chacun se retrouve isolé, confiné, subissant comme tout un chacun les pressions de l’idéologie dominante, il s’agit de trouver de nouvelles modalités pour que s’expriment, vivent et agissent les communistes et leur parti.

Le contenu de cette pétition nationale rassemble largement.

Cette pétition tend à mettre en évidence que des objectifs radicaux immédiats et de plus long terme peuvent rassembler très largement d’autant qu’ils sont en phase avec ce que beaucoup de nos concitoyens pensent et attendent. Voyons grand, soyons à la hauteur et surtout pas en dessous.

Et plus particulièrement dans les entreprises qui sont le coeur du système, et dont les salariés se voient aujourd’hui obligés par le patronat et le gouvernement de travailler, mettant en cause leur santé et leur vie avec dans certains cas aucune mesure de sécurité prise pour les protéger alors que l’activité n’est pas essentielle, sauf pour les profits.

Comme le dit notre 38ème congrès : « Il est donc vital de relancer réellement la vie du Parti et le combat organisé, si indispensables dans les entreprises et autour d’elles. C’est aussi la condition pour faire progresser une conscience de classe et une unité politique du salariat dans sa diversité, sur l’ensemble des enjeux qui le concerne, dans l’entreprise comme dans la cité. Cela implique de prendre en compte l’isolement de nombreux camarades sur leurs lieux de travail afin de le dépasser.

Ce travail, nous devons également l’engager dans les lieux de travail, auprès des agents des services publics, des collectivités territoriales, qui voient leurs statuts menacés de disparition et les missions qu’ils remplissent être dégradées fortement par l’austérité que subissent les collectivités et les services publics en général. »

Nous pouvons engager avec audace, suivi et persévérence ce grand travail de reconstruction. Les travailleurs y son sensibles et attentifs. A l’expérience d’une situation inédite tant pour eux que pour nous, regardons avec confiance et espoir les résultats du sondage de Viavoice Libération, ils sont non seulement éclairants mais surtout encourageants.

  • 70% des sondés souhaitent réduire l’influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises;
  • 68% souhaitent nationaliser les activités stratégiques pour la vie du pays;
  • 69% jugent nécessaire de ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité;
  • et 91% estiment que l’Etat devra soutenir plus amplement les hôpitaux publics à l’avenir. Les Français souhaitent interdire de « fragiliser » à l’avenir les hôpitaux publics (91%) et la Sécurité Sociale (85%)

Ces résultats prennent de front les idées archaïques répétée en boucle par les élites, les experts autoproclamés et autres éditorialistes, confirmant que cette caste arrogante ne représente qu’elle-même.

C’est la convergence des exigences résumée par Viavoice : reconquête de la souveraineté collective, dépassement de la société de marché, sanctuarisation des biens communs indispensables à tous.

N’est ce pas la démonstration que malgré des années de bourrage de crâne, à la lumière de leur expérience les gens aujourd’hui pensent majoritairement le contraire des fausses idées et des mensonges déversés quotiennement. Un espace politique est ouvert, à chacune et chacun de s’en saisir.

Il s’agit maintenant avec ces éléments en appui à nos idées et propositions de construire le rapport des forces et viser l’efficacité. C’est pourquoi nous devons nous saisir de cette pétition nationale « Des milliards pour l’hôpital et pas pour le capital » et en faire un outil d’expression, d’action et de rassemblement. Tous ensemble, imaginons ce que donnerait le million de signatures !

Tout pourrait être bousculé et plus grande ouverte la voie révolutionnaire pour des transformations radicales dont ont tant besoin la France et son peuple.

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