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Patrick Artus et rapport de la CdC montrent la violence des antagonismes qui minent le capitalisme financiarisé et mondialisé.

Ce ne sera pas un retour au capitalisme d’État social qui a fait les beaux jours de la social-démocratie dans la deuxième moitié du XXe siècle, car les gouvernements commencent déjà à préparer un régime de fonctionnement encore plus violemment dominé par le capital

L’épidémie a révélé la violence des antagonismes qui minent le capitalisme financiarisé et mondialisé, et qui étaient déjà en train d’éclater avant l’arrivée du virus. Denis Durand montre à partir de l’interview de Patrick Artus, chef économiste de Natixis, au Figaro ou ce dernier livre son analyse sur la riposte économique face à la pandémie et sur ses effets que les moyens de l’État vont être mis encore plus fortement au service de la rentabilisation du capital privé.

Ce ne sera pas un retour au capitalisme d’État social qui a fait les beaux jours de la social-démocratie dans la deuxième moitié du XXe siècle, car les gouvernements commencent déjà à préparer un régime de fonctionnement encore plus violemment dominé par le capital, avec :

  • réduction des droits des travailleurs (ça commence avec la levée des législations sur le temps de travail) ;
  • généralisation accélérée de la précarité des emplois (les financements promis par Macron aux hospitaliers publics aujourd’hui, aux enseignants il y a trois mois, auront pour contrepartie la liquidation de tout ce qui reste de leurs garanties statutaires) ;
  • préparation d’une austérité budgétaire féroce sous prétexte d’éponger les déficits consentis pendant la phase aigüe de l’épidémie ;
  • autoritarisme renforcé à la faveur des mesures prises pour faire respecter le confinement, et qu’ils n’ont pas l’intention de lever entièrement si la situation retourne à la normale ;
  • enrôlement des forces politiques et sociales (syndicats, mutualité, associations, élus locaux…) dans le soutien au capital, au nom de l’union sacrée contre les épidémies, contre les dangers écologiques, et pourquoi pas contre  l’« étranger » (la Chine, par exemple), alors qu’on aurait besoin d’une tout autre mondialisation, pour coopérer contre les logiques du capital.

Si on en doutait, la note de la Caisse des dépôts révélée aujourd’hui même par Mediapart apporte sur les intentions du pouvoir un éclairage édifiant.

Notre camarade Évelyne Ternant en fait ici la démonstration.

1 comment on “Patrick Artus et rapport de la CdC montrent la violence des antagonismes qui minent le capitalisme financiarisé et mondialisé.

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